| Xavier Krommenacker • Palestine • 1918 | |
| Hier ist es sehr heiß, etwa 45°C. Im Hochsommer steigt die Temperatur angeblich bis auf 78°C. Wir sind seit 15 Tagen hier und leben hier ziemlich ruhig. […] Alle vier Wochen muss man einen Malariaanfall überstehen und hat große Mühe, sich wieder zu erholen. Wir haben hier eine schöne Gelegenheit zum Baden, wovon wir täglich Gebrauch machen. « Durch die Briefe von Alex Jenny sehe ich, dass in Colmar alles beim Alten geblieben ist, was mich sehr freut. Ich hoffe, dass die Liste der Gefallenen unseres Kreises nicht länger geworden ist. Ich bin gesund, aber die Hitze wird immer noch schlecht ertragen. Die Flugtätigkeit ist hier sehr intensiv. Jeden Tag kommen fünf oder acht Flugzeuge und werfen durchschnittlich zwanzig Bomben. Wir sind in der Nähe eines Flugplatzes einquartiert und müssen ständig auf der Hut sein. | Il y fait très chaud, environ 45°C. En plein été, la température monte, paraît-il, jusqu’à 78°C. Cela fait 15 jours que nous sommes ici et nous vivons assez tranquillement. […] Toutes les quatre semaines, on doit faire face à une crise de paludisme et on a beaucoup de mal à s’en remettre. Nous avons ici une belle occasion de nous baigner, ce dont nous profitons tous les jours. Grâce aux lettres d’Alex et Jenny, je vois que tout est resté comme avant à Colmar, ce qui me fait très plaisir. J’espère que la liste des morts de notre arrondissement ne s’est pas allongée. Je suis en bonne santé, mais la chaleur est toujours mal supportée. L’activité aérienne est très intense ici. Chaque jour, cinq ou huit avions viennent jeter une vingtaine de bombes en moyenne. Nous sommes logés à proximité d’un aérodrome et devons être constamment sur nos gardes. |
| Joseph Karst • Jérusalem • 1917-1918 | |
| Ich konnte mich an den heiligen Stätten des Christentums in Kana, Damaskus, Jerusalem und Bethlehem sammeln. […] Ich schicke euch viele Briefe und Fotografien, um euch zu zeigen, was ich sehe. | J’ai pu me recueillir sur les lieux saints du christianisme à Cana, Damas, Jérusalem et Bethléem. […] Je vous envoie beaucoup de lettres et de photographies pour vous montrer ce que je vois. |
| Fernand Zeysolff • Artillerie • Palestine | |
| Frauen umringten mich, sie sprachen mich in ihrer Sprache an, aber ich verstand nichts. Eine von ihnen berührte meine weißen Augenbrauen […] Ich sagte ihr, das käme von Allah, ihrem lieben Gott. Da gab sie mir die dreißig Mark zurück, die sie mir gestohlen hatte. Ich habe vor Jerusalem gegen die Engländer gekämpft. Für die Engländer war es der ‚schöne Krieg’ : Er begann um acht Uhr morgens und endete um sechs Uhr abends. | Des femmes m’entouraient, elles s’adressaient à moi dans leur langue, mais je ne comprenais rien. L’une d’elles a touché mes sourcils blancs […] Je lui ai dit que cela venait d’Allah, son cher Dieu. Elle me rendit alors les trente marks qu’elle m’avait volés. Je me suis battu contre les Anglais devant Jérusalem. Pour les Anglais, c’était la “belle guerre” : elle commençait à huit heures du matin et se terminait à six heures du soir. |
| Auszug aus einem anonymen Brief • Extrait d’une lettre anonyme (Bundesarchiv) | |
| Wir sind immer noch im Felde. Pfingsten verging in der Einsamkeit, wie immer. Ein Trost bleibt uns doch: wir können im Gebet Trost finden. Die Sehnsucht nach der Heimat ist groß. Vor zehn Tagen sind zehn Männer auf Urlaub nach Deutschland gegangen. Ich hoffe, dass ich bald dieses Glück haben werde. | Nous sommes toujours en campagne. La Pentecôte s’est passée dans la solitude, comme toujours. Il nous reste pourtant une consolation : nous pouvons trouver du réconfort dans la prière. La nostalgie de la patrie est grande. Il y a dix jours, dix hommes sont partis en vacances en Allemagne. J’espère que j’aurai bientôt cette chance. |
1914•18 • Lettres Feldgrauen Briefe

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