« En novembre 1918, les cimetières d’Alsace ont miraculeusement refleuri sur toutes les tombes. Des drapeaux et des rubans tricolores annonçaient à ceux qui sont morts avant la délivrance que l’Alsace est française et heureuse et libre ».
Cette peinture patriotique du cimetière de Zittersheim, œuvre de Jean-Jacques Waltz (Hansi) est mensongère. Durant la guerre de 14/18. aucun habitant de ce petit village alsacien n’est mort sous l’uniforme français. Aucun cimetière de la région n’a été pavoisé ainsi puisque les Alsaciens ont fait la guerre dans l’armée allemande.
L’auteur a fait un travail de propagandiste et non d’historien. Il a choisi un nom de village isolé dans le nord de l’Alsace, dans lequel, il n’est jamais allé, le cimetière et son église sont imaginaires.
Il y a eu officiellement 18 400 engagés volontaires dits Alsaciens-Lorrains. Le chiffre est biaisé puisqu’il comprend deux-tiers de Lorrains français, le siège de la fédération se trouvant à Nancy.
S’engager dans l’armée permettait de choisir un régiment loin du front et de toucher un belle prime. Ils étaient considérés par des planqués par les appelés.
Selon les accords de La-Haye signés par la France en 1907, les Alsaciens-Lorrains n’avaient pas le droit de se battre contre leur patrie allemande. La plupart ont été mobilisés dans les régiments de zouaves dans les colonies françaises. Certains Alsaciens-Lorrains ont été grugés par des officiers malfaisants qui leur ont fait signer des documents en français qu’ils ne connaissaient pas pour les envoyer au front.



