1918 • Retour des prisonniers de guerre alsaciens-mosellans

Les Feldgrauen alsaciens-lorrains, prisonniers de guerre en France étaient répartis dans plusieurs camps. Après l’Armistice, ils ont été transférés en Alsace-Lorraine. Ennemis de la France, les Feldgrauen restaient prisonniers jusqu’à la signature du traité de paix. Les familles espéraient en vain, leur retour rapide au foyer.

À partir de décembre 1918, les prisonniers sont transférés dans des casernes en Alsace-Lorraine. Ceux des camps de Firminy, Monistrol et Saint-Rambert partent pour Colmar, ceux de Paris partent pour Strasbourg et ceux de Lourdes sont transférés à Metz. Les chances sont maigres d’être enfermé près de sa famille. Certains sont prisonniers à des centaines de kilomètres de chez eux.

16.12.1918 – 100 Feldgrauen et la Musique • 18.12.1918 – 1028 Feldgrauen • 26.12.1918 – 1058 Feldgrauen • 14.01.1919 – 2000 Feldgrauen

Dès leur arrivée à Colmar, les prisonniers sont regroupés dans l’ancienne Infanterie-Kaserne et répartis dans des baraquements dans l’enceinte de la caserne, rue du Lazaret (rue Benes). Leurs uniformes allemands sont confisqués, il sont déguisés en Poilus, leurs anciens ennemis pour défiler en ville, derrière des drapeaux français. Afin d’avoir une foule de spectateurs aux défilés, la population est prévenue à l’avance du retour des prisonniers.

Les Feldgrauen rapatriés reçoivent d’office une permission de quinze jours pour chercher un emploi. En cas de succès, ils ont droit à un sursis de trois mois, renouvelable indéfiniment jusqu’à la signature de la paix. En cas d’échec ils doivent rentrer immédiatement au dépôt. Ils sont menacés de déportation et de séquestration en France au moindre problème.

Si les prisonniers français avaient dû défiler en Allemagne, déguisés en soldats allemands, la presse française aurait crié au scandale.

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